🔥 2035 : L’industrie française en danger - La CFE-CGC tire la sonnette d'alarme
- 23 oct. 2025
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Dernière mise à jour : 23 oct. 2025

🚗 Décarbonation automobile : ne sacrifions pas l’industrie française au nom d’un dogme européen
À l’issue du Conseil européen de l’Environnement du 21 octobre, la CFE-CGC alerte sur la position préoccupante de l’État français, qui soutient sans réserve l’interdiction de vente des véhicules thermiques neufs dès 2035, conformément au règlement européen (UE) 2019/631.
Cette décision, prise sans tenir compte des réalités économiques et sociales, menace gravement l’emploi industriel en France. Selon les dernières estimations, près de 100 000 emplois pourraient disparaître, dans une filière qui mobilise encore 2,2 millions de travailleurs — soit 8 % de la population active.
⚠️ Une transition précipitée et déséquilibrée
Pour la CFE-CGC, viser une électrification totale d’ici 2035 est irréaliste sans un accompagnement massif.
Les obstacles sont nombreux :
Manque d’infrastructures adaptées
Coûts de production en forte hausse
Dépendance accrue à l’importation de batteries et matières premières
Concurrence étrangère plus avancée sur cette trajectoire
Cette dynamique risque de transformer nos territoires industriels en déserts sociaux, notamment dans les bassins d’emploi du Nord, de l’Est et du Centre. Chaque emploi supprimé dans l’automobile pourrait entraîner la perte de quatre emplois indirects dans la sous-traitance et les services associés.
⏳ La CFE-CGC demande un report de l’échéance 2035
Pour éviter une casse sociale, la CFE-CGC appelle à repousser le calendrier européen, comme l’ont déjà fait certains pays en fixant la fin du thermique à 2040. Ce report doit s’accompagner :
D’une évaluation sérieuse des impacts sociaux et territoriaux
De la mise en place d’un plan européen de sauvegarde et de reconversion des emplois
D’un ajustement réglementaire permettant le maintien temporaire des hybrides rechargeables à faibles émissions
🌍 Pour une écologie industrielle, pas punitive
La CFE-CGC appelle l’État à défendre une transition écologique fondée sur :
L’innovation
La formation
La sécurisation des parcours professionnels
Le temps politique ne peut dicter le temps industriel. Repousser l’échéance de 2035 n’est pas un recul climatique, mais une condition essentielle pour réussir une transition qui conjugue emploi, compétitivité et souveraineté européenne.
❗ En conclusion :
un choix politique aux conséquences industrielles irréversibles
La trajectoire actuelle, fondée sur une interdiction rigide des moteurs thermiques dès 2035, expose l’industrie automobile française à un choc social et économique d’une ampleur inédite. Ce n’est pas seulement une échéance technique : c’est une ligne de fracture entre une transition maîtrisée et une désindustrialisation accélérée.
Si rien n’est fait, ce sont des dizaines de milliers de familles, de territoires et de savoir-faire qui seront sacrifiés sur l’autel d’un calendrier dogmatique.
La CFE-CGC appelle à la responsabilité collective : repousser l’échéance, c’est donner à la France les moyens d’une transition juste, durable et souveraine.


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